Mise à jour radars : chantiers, tourelles, tronçons et voies de covoiturage — les zones à surveiller
Lufop
Entre le 1er et le 31 janvier 2026, une série d’ajouts et de modifications de radars a été signalée sur plusieurs axes, en particulier en France, mais aussi en Italie, Allemagne, Belgique, République tchèque et Bulgarie. Le point commun de la majorité des entrées ? Des radars de chantier (souvent “autonomes”) installés dans des zones de contrôle leurre le long d’itinéraires sécurisés : une logique pensée pour te faire lever le pied sur des dizaines de kilomètres, pas seulement “à la cabine”.
Dans cet article, je te résume : les types de dispositifs repérés, les zones géographiques qui bougent, et surtout les implications concrètes si tu roules sur ces axes dans les prochains jours (ou si tu mets à jour ton GPS).
Les types de radars concernés : de la “boîte chantier” au contrôle de voie réservée
1) Radars de chantier et radars autonomes : la vague principale
La liste est très majoritairement composée de radars de chantier, souvent décrits comme installés dans des zones de contrôle leurre sur un itinéraire sécurisé (avec des longueurs annoncées allant de ~10 km à plus de 100 km). L’idée : sur une portion signalée, un radar peut être présent… ou pas… et il peut changer d’emplacement, ce qui pousse à respecter la limitation sur toute la zone plutôt que de freiner au dernier moment.
Ce qui ressort nettement dans tes données :
- Beaucoup de limitations à 80 km/h et 90 km/h sur départementales et nationales.
- Quelques cas plus “piégeux” en traversée de hameau/lieu-dit à 50 km/h (ex. Gironde D10 / Larret, et Seine-et-Marne D319).
- Un gros axe urbain/périurbain : la rocade de Bordeaux (A630) mentionnée comme “itinéraire sécurisé”.
2) Radar tourelle : un fixe “durable” (Landes)
Un radar tourelle (indiqué “installé en décembre 2023”) apparaît sur la D43 (Landes). Ce type de radar est généralement présenté comme plus moderne (cabine haute, multi-voies, capacité à suivre plusieurs véhicules), conçu pour fonctionner sur la durée.
Même si ton entrée date l’installation, sa présence dans les “modifs récentes” suggère surtout une mise à jour de la base (confirmation, précision, correction), ce qui est très utile côté GPS/app.
3) Radar tronçon : contrôle de vitesse moyenne (Belgique, Bulgarie)
On voit des entrées “Radar tronçon début/fin” en Belgique (E40, R3, N552) et en Bulgarie (A4). Le principe : mesure du temps entre deux points et calcul d’une vitesse moyenne sur la section. Résultat : accélérer “entre deux radars” ne sert à rien — c’est la moyenne qui compte.
4) Radars “covoiturage” : contrôle des voies réservées (Seine-Saint-Denis)
Deux entrées “Radar fixe covoiturage” apparaissent en Seine-Saint-Denis (dont Avenue du Président Wilson). Dans le contexte francilien, il existe bien des dispositifs de contrôle sur des voies réservées au covoiturage (périphérique, A1, A13 selon les périodes/segments), avec un cadre et des modalités précisés par les sources officielles.
À retenir : ce n’est pas “un radar vitesse” classique, mais un contrôle de respect de règles d’accès à une voie (horaires, véhicules autorisés, nombre d’occupants, etc.).
5) Zone de danger temporaire : signalement “travaux / radar autonome” (Haute-Vienne)
Une “zone de danger temporaire” est signalée en Haute-Vienne, avec mention d’un radar autonome “installé depuis le 28/11/2025”. C’est typiquement le genre d’info qui ne vise pas à “surprendre” mais à alerter : un changement qui peut durer plusieurs semaines/mois, parfois lié à des travaux ou à un point sensible.
6) Corrections, doublons, suppressions : la “maintenance” de la base
Plusieurs entrées sont marquées malplace, doublon, supprimer. C’est moins spectaculaire, mais côté utilisateur c’est capital : une base propre, c’est moins de fausses alertes, des positions plus fiables, et donc une meilleure crédibilité (et moins de “bruit” en conduite).
Les zones géographiques les plus touchées : là où ça bouge vraiment
France : gros maillage inter-départements (Ouest, Grand Est, Sud, Île-de-France)
Les radars de chantier se multiplient sur des axes de liaison entre territoires, souvent avec une logique “itinéraire sécurisé”. Dans tes données, on repère notamment :
- Ouest / Bretagne : Ille-et-Vilaine (D82, D794), Finistère (D58, D785), Côtes-d’Armor (D6).
- Nouvelle-Aquitaine : Gironde (A630 rocade + D10 + D1215), Charente-Maritime (D150 à répétition), Dordogne (corrections).
- Grand Est : Marne (D3, D951), Aube (D671), Bas-Rhin (D52), Ardennes (correction).
- Île-de-France : Seine-et-Marne (D201, D209, D210, D301, D319, D619…), et l’axe A1 vers CDG (radar chantier sur bretelle).
- Sud / Occitanie & PACA : Gard (D2, D6, N580), Aude (D119), Vaucluse (D973).
- Centre / Auvergne / Alpes : Puy-de-Dôme (D2089), Isère (D1075), Ain (D975).
Si tu veux une lecture “terrain”, pense “axes de transit” : départementales structurantes, rocade, sorties d’autoroutes, entrées/sorties de zones urbaines, et portions longues où on a tendance à relâcher l’attention.
Hors France : points précis mais stratégiques
- En Italie (Ligurie), un radar fixe est signalé sur Corso Europa, avec une description “2 caméras sur pylône” près d’un tunnel (secteur littoral).
- En Allemagne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, A40/Ruhrschnellweg ; Rhénanie-Palatinat A61 ; Bade-Wurtemberg A6), ce sont surtout des entrées “radar fixe” avec dates — probablement de la documentation/confirmation.
- En Belgique, les “tronçons” (E40 / R3 / N552) structurent des trajets pendulaires : là, l’enjeu est la vitesse moyenne.
Implications pour les conducteurs : ce que ça change concrètement
1) Sur les itinéraires sécurisés : finis les “coups de frein réflexes”
Quand une zone est annoncée comme “contrôle leurre / itinéraire sécurisé”, le message est clair : tu ne joues plus à cache-cache avec une cabine unique. Tu conduis “propre” sur toute la section, sinon tu t’exposes à tomber sur le radar du jour (souvent déplaçable).
Conseil pratique : règle ton limiteur (ou régulateur si adapté) à la limitation réelle, surtout sur les longues départementales à 80/90.
2) Attention aux zones à 50 km/h en traversée
Les entrées “traversée de lieu-dit / village” sont celles qui surprennent le plus : on passe vite d’un rythme à 80/90 à une zone à 50. Là, la marge d’erreur est faible. Le “bon réflexe” : anticiper dès le premier panneau d’agglomération et surveiller les rappels.
3) Radars tronçons : la moyenne te rattrape
Sur un tronçon, la stratégie “je ralentis au portique et j’accélère après” ne tient pas. La seule tactique gagnante : garder une vitesse cohérente sur toute la section.
4) Voies réservées covoiturage : ce n’est pas qu’une question de vitesse
Si tu circules en zone francilienne, retiens que certains équipements visent le respect d’une voie réservée (conditions d’accès, plages horaires, etc.). La règle n’est pas “je suis à 50 donc ça passe”, mais “ai-je le droit d’être sur cette voie maintenant ?”.
5) Mets à jour tes données (GPS / appli) : les corrections comptent
Les “malplacés” et suppressions indiquent que des coordonnées ont bougé : si tu ne mets pas à jour, tu risques l’inverse de l’objectif :
- fausses alertes (radar “fantôme”),
- alerte trop tard (position corrigée),
- perte de confiance dans l’outil.
À retenir (et à faire tout de suite)
- Les radars de chantier dominent, souvent intégrés à des zones de contrôle leurre / itinéraires sécurisés.
- Les zones les plus “actives” : Ouest, Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, Île-de-France, et plusieurs grands axes de transit.
- Les radars tronçons (notamment en Belgique) imposent une conduite régulière.
- Les contrôles covoiturage rappellent que la conformité ne se limite pas à la vitesse.
Une mise à jour de la base n’est pas un détail : c’est ce qui évite les alertes inutiles et améliore la fiabilité.
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